L’anticonformisme ou la beauté de la singularité 

Bien le bonjour les « Smilers »,
J’espère que vous passez une super journée 😊


Aujourd’hui, j’aimerais évoquer avec vous, mon roman préféré. J’en ai beaucoup d’autres mais j’aime particulièrement ce dernier pour ce qu’il enseigne, si tant est qu’on arrive à saisir le sens caché de la métaphore globale dans laquelle il est noyé. Il s’agit de « 1984 » de George Orwell, écrit en 1948.


Pour ceux qui ne l’ont pas encore lu, je vous le recommande vivement. Il a été classé par le magazine Times dans la liste des 100 meilleurs romans de 1923 à nos jours. Il s’inscrit dans la catégorie Dystopie (Récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur).

Sans vous livrer trop de détails, au risque de vous gâcher l’anticipation dans la lecture, je vous dirais que le fil conducteur de ce roman à lien avec le concept de la société de surveillance liberticide et du régime policier dictatorial. Nous sommes rapidement introduits aux quelques protagonistes autour desquels s’organise la fiction et dont la figure emblématique est « The Big Brother », personnage s’inspirant de Staline, façade lui- même du régime totalitaire. 


Ce qui est particulièrement intéressant dans ce roman, c’est son aspect « Prophétie auto-réalisatrice ». On pourrait presqu’immaginer Georges Orwell, en l’an 48, assit depuis son bureau, réalisant un portrait poignant et criant de vérité de notre société actuelle 70 plus tard… Je dirais même que la réalité semble avoir dépassé la prédiction, dans un monde plus que jamais codifié et uniformisé… Non pas au regard de l’aspect « régime policer » ou même de la surveillance de masse. Non quelque chose d’un peu plus insidieux : George Orwell dépeint de manière édifiante et dans une terrifiante lucidité, la volonté de Big Brother d’inscrire la société toute entière en une forme d’uniformisation des différents « moi » dans la fabrication d’hommes nouveaux, formatés, aussi gracieusement enrayée que la marche bancalement étriquée de soldats.


Notre époque fabrique le conformisme et l’unification des modes de pensées et donc de styles de vie. Nous semblons être  formatés. Depuis notre naissance, nous pensons avoir une large gamme de choix sur tous les domaines de notre vie. Et pourtant dès l’enfance nos choix de vie, de comportement et de perception de notre environnent sont plus ou moins orientés. Cela commence aussi tôt qu’à la période prénatale où on opte pour du rose pour les filles que du bleu pour les garçons, qu’on offre des camions et voitures miniatures aux garçons et des poupées aux filles, quand la pub et les médias nous assomment quotidiennement de diktats sur notre façon de s’habiller, de ce à quoi on doit ressembler pour correspondre aux canons de beauté, de voyager, de penser politique, de consommer tout simplement ….


Tels des moutons, nous sommes guidés au travers de choix restreints dans la définition de notre structure intellectuelle, tout en nous encourageant fortement à ressembler à un ensemble . 


« On n’aime pas être différent, on se complait dans la communauté, on aime que sa différence à soi se noie dans un certain conformisme car rien de plus rassurant que d’être comme les autres. Et puis quand on est atypique et exprimons une originalité d’être et de penser, on ressent cette vague impression que l’autre n’arrivera jamais à nous appréhender dans notre entièreté »….Et pourtant c’est ce qui nous sort de la masse.


 Moi la première j’ai pêché! Dieu, le nombre d’heures passées, adolescente à me trouver moche en me comparant aux canons de beauté des magazines retouchées au delà de l’acceptable, à vouloir un métier non me faisait vibrer, mais qui me valorisait socialement, à brailler à tue tête plus tard sur mes revenus quand je priais tous les sains du monde de pouvoir gagner au Loto pour m’épargner la sinécure à laquelle s’apparentait désormais mon travail, à faire maintes et maintes régimes afin de me conformer aux standards de beauté que nous vendent tous les jours l’industrie de la mode et ses annexes.


« Jamais notre époque n’aura autant créé de mal-etre, paradoxe d’une époque où on a aura jamais autant misé sur le bien être »…Jamais n’auront nous autant fait preuve d’une telle intolérance envers l’originalité, les structures intellectuelles de penser et d’être différents des nôtres….Tout cela pour un conformisme suicidaire.

Mais il arrive par moments, ô miracle !, que certaines personnes viennent nous rappeler qu’il n’y a pas de beauté plus parfaite et plus puissante que celle qui émane de l’amour et du respect de soi-même. Qu’une personne atypique au regard des archétypes sociétaux dégage une telle beauté par sa vision décalée, son sens innée du style, sa finesse d’esprit et son attitude. Ces personnes sont les reliefs qui donnent du peps à la vie


Dans un monde ou la plus part d’entre nous choisissent de succomber aux diktats de l’uniformisation, je souhaite aujourd’hui rendre un vibrant hommage à une amie chère qui ose la singularité dans tout! : sa façon de penser le monde et de se penser elle-même.

Laetitia ne veut ressembler à personne, elle se ressemble à elle même et se trouve, comme nous tous d’ailleurs (moi la première), belle.


J’ai, il n’y a pas très longtemps, eu une conversation avec elle ou je lui disait que chaque société a un standard de beauté qui lui est propre, l’Afrique, l’orient, l’Asie, l’occident …. Et j’avoue que ce moment fatidique où elle m’a scotché et ouvert aussi les yeux, fut quand elle me répondit :  » La beauté est avant tout subjective et propre à chacun mais surtout elle réside en tout le monde, chacun est mignon à sa façon et il faut essayer justement de sortir des stéréotypes sociaux pour voir les gens avec toute la splendeur qu’ils dégagent, aussi soit-elle loin de ce qu’on nous bassine tous les jours …. »

J’ai trouvé cela beau, j’ai trouvé cela magnifique, j’ai trouvé cela comme elle !


Elle définit ici une forme de beauté responsable avant tout : « une beauté qui ne nous met pas la pression, ne nous juge pas et ne nous hiérarchise pas mais qui aide à mieux s’émerveiller de ce que chacun offre »


Je n’ai osé lui exprimer mon admiration vis à vis de cette originalité et de sa façon de voir le monde qu’une fois : quand j’avais fais de l’ivresse un art dont j’étais passé maître. 

Laetitia, aujourd’hui étant sobre, j’aimerais te dire que tu es ce qu’on appelle un « Role model  » et par ce billet je voulais te le rappeler. Ne laisse jamais personne te persuader que tu n’es pas autre chose que parfaite!


Par ce billet je voudrais également te dire MERCI d’avoir été là pour moi dans les moments de joie comme de difficultés, d’avoir été l’une des rares personnes venues m’aider lors de mon déménagement, de m’avoir laissé le bénéfice du doute quand des personnes mal intentionnées m’ont prêté des propos aussi horribles que fallacieux à ton égard ….


PLEASE, don’t fucking change, la singularité te va bien ❤ 😉

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